Dans la presse du jour, on ne peut plus passer à côté des dessins humoristiques qui pointent l'actualité avec plus ou moins d'humour. Parfois percutants mais parfois sans intérêt, les dessins de presse nous font voir l'actualité sous un autre angle.
Prenez l’exemple de DSK ces derniers temps, chaque journal en a parlé et chaque dessinateur l’a dessiné et caricaturé. Le dessin de presse représente un moyen d’expression tout à fait banal puisqu’il existe depuis très longtemps, mais on n’y prête pas toujours une attention particulière. Penchons-nous dessus un instant.
Le rôle d’un dessin de presse
Le dessin de presse, comme son nom l’indique, est un dessin ou une illustration en lien avec un sujet d’actualité. Sous forme de caricature la plupart du temps, il a pour but de nous « parler » d’un thème précis de manière ludique. En effet, la particularité d’un dessin de presse est qu’il doit « appuyer là où ça fait mal » ou « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ».
Les dessins de presse donnent une réelle valeur ajoutée à un journal ou à un article. Savez-vous qu'un dessin peut remplacer jusqu'à mille mots? Ceci explique ce succès aujourd’hui. En quelques secondes seulement, on peut comprendre un sujet d’actualité sans en avoir lu l’article pour autant. Bien sûr, l’article est là pour approfondir le sujet, d’où l’importance du travail des journalistes, mais le dessin va ajouter un peu de gaieté et d’humour et permettre aux lecteurs de se détendre un instant en les faisant rire. N’est-il pas un bon moyen de nous aider à mémoriser et d’intéresser les jeunes à ce qu’il se passe en Suisse et dans le monde ?
Peut-on réellement rire de tout?
La liberté d'expression nous dira que oui bien évidemment mais attention tout de même à ne pas "déraper". On se rappelle des polémiques autour de certains dessins de presse évoquant la religion ou ayant caricaturé des personnes qui n'ont pas vraiment apprécié l’humour utilisé. Il était clair qu’en périodes délicates, lors de conflits avec d’autres peuples très différents, les dessins de presse seraient sujets à contestations.
Dans la mesure où un dessin de presse a tout comme l’article un rôle informatif, nous pourrions nous poser la question. Quelles sont les limites à ne pas franchir ? Je pense qu’en effet nous sommes dans une société qui nous permet de nous exprimer librement et nous aurions tort de ne pas en profiter. Seulement, gardons à l’esprit que le respect est une valeur importante et qu’il faudrait éviter de dénigrer et d’utiliser la méchanceté gratuite. Ici réside la difficulté du dessinateur, utiliser la finesse et l’intelligence pour faire passer son message. En quelques traits et couleurs, le dessinateur arrive à dédramatiser des sujets parfois tabous. Ils osent presque tout et ce n’est pas pour nous déplaire.
Qu’il s’agisse de la catastrophe dont a souffert le Japon, l’affaire Madoff ou encore actuellement le débat sur le nucléaire, tous ont été sujets à de nombreux dessins de presse. Apparemment, ça n’a choqué personne ! Preuve en est que l’humour, s’il est bien fait et là nous pouvons faire confiance à la plupart des dessinateurs de presse, tient sa place dans nos journaux et que oui, nous pouvons rire de tout à condition que l’humour soit fin et perceptible ainsi.
Je pense que les dessins de presse apportent un réel plus, ils sont drôles et explicites pour la plus grande majorité et nous ont simplement donné l’habitude de rire de l’actualité. En tous les cas, pour ma part, je ne rate pas un Mix&Remix dans l’Hebdo !
Le dessin de presse, on aime ou on aime pas, mais s’il réussit à nous faire esquisser un sourire chaque matin lors de la lecture de notre journal, c’est qu’il est plutôt réussi non ?
Image 1: Alex, La Liberté du 19 mai 2011
Image 2: Mix&Remix, l'Hebdo du 4 mai 2011
Image 3: Burki, 24Heures du 26 mai 2011



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