Il me tenait à coeur d'écrire quelques mots sur la Génération Y. Premièrement, parce que j'en fais partie, et deuxièmement, parce que je suis persuadée qu'elle peut changer le cours des choses car elle détient d'excellente cartes dans ses mains.
La génération Y est par définition la population née entre 1980 et 1996. Toutes ces personnes représentent l'avenir de notre société et sont également les managers de demain. Alors, quelles sont les particularités de cette génération et pourquoi les critique-t-on autant? Que peuvent-ils apporter à notre société? Voici quelques éléments de réponse.
Définition
Le terme anglais - la génération "why" (pourquoi) - fait référence à l'ensemble de questions et doutes que soulèvent les membres de cette catégorie, principalement envers l'autorité. Tout le monde le sait, l'autorité en général, qu'il soit parental ou professionnel devient de plus en plus difficile à accepter pour eux. Mais à qui la faute?
Qui sont-ils?
Les particularités de la génération Y, et là je m'oriente vers le monde professionnel, peuvent résider dans le fait que ses membres ont besoin d'action, de changements, de reconnaissance et de liberté. Equilibre difficile à trouver lorsque l'on est fraîchement diplômé et que l'on croit tout savoir sur tout... C'est principalement pour cette raison qu'on émet des doutes sur eux: on leur reproche d'avoir la "grosse tête", de vouloir imposer leurs idées et d'exiger des postes à responsabilités (et des salaires qui vont avec bien entendu).
Cependant, malgré ces critiques, je pense que cette génération sait ce qu'elle veut; c'est une qualité. Née avec un ordinateur dans la main, cette génération - que l'on appelle également génération C car elle a grandi dans le monde de la technologie et de l'information afin de Communiquer, Collaborer et Créer - est cultivée et connait énormément de choses, elle se pose beaucoup de questions et a la chance de pouvoir trouver des réponses très rapidement grâce à Internet. Aujourd'hui, la densité des flux d'informations qu'offre Internet et les autres médias sont absolument incroyables. A se demander comment nous faisions avant...
Prouvez donc ce que vous valez!
Malgré leurs compétences indéniables, deux catégories vont se former: ceux qui ont de la chance et qui seront reconnus de suite et ceux qui vont devoir prouver de quoi ils sont capables.
La plupart du temps, le premier job sert à se forger un caractère, pour confirmer si l'on a choisi la bonne voie et surtout pour apprendre un maximum de choses. Dès qu'ils se sentiront prêts et qu'ils vont commencer à s'ennuyer, ils partiront ou demanderont à évoluer. N'ont-ils pas raison? C'est bien comme cela qu'on avance non?
Certains par contre auront la chance de trouver de suite un emploi avec responsabilités, un bon salaire, une liberté, de la reconnaissance. Ceci va leur permettre de mettre en pratique leurs idées. Ca passe ou ca casse!
Et l'être humain dans tout cela?
Je disais donc que cette génération a des ambitions et je pense qu'elle peut arriver à modifier pas mal de choses grâce à son caractère entêté. Passionnés par les voyages, assoiffés par l'apprentissage des langues, convaincus de leur valeur, les membres de cette catégorie parlent à même pas 30 ans deux ou trois langues, ont de solides compétences professionnelles et n'ont pas peur d'attaquer le marché du travail. Ces actuels pour certains et futurs managers sauront-ils donner un nouveau souffle à notre société? Certainement! A condition de ne pas oublier la valeur de l'être humain qui doit à mon avis rester au centre.
Aujourd'hui les hautes écoles mettent énormément en avant les différentes méthodes de management, la prise en considération de l'être humain dans la recherche du profit et de la rentabilité. Indéniablement, on gère une société dans le but d'en retirer des bénéfices mais ce qui m'avait interpelée lors de mes propres études, c'était le fort accent mis sur la ressource humaine. Si les managers de demain continuent à garder cette valeur à l'esprit, elle va faire des ravages, mais dans le bons sens du terme.
Alors, utopie? On y croit...
Let's see!
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